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Articles: CONSEILS AUX ETUDIANTS ET AUX LYCEENS


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 Titre: CONSEILS AUX ETUDIANTS ET AUX LYCEENS
 Ecrit par: Jean-Marie Thiébaud

  CONSEILS AUX ÉTUDIANTS ET AUX LYCÉENS
POUR APPRENDRE AVEC PLUS DE FACILITÉ ET D'EFFICACITÉ


La première règle d'or : la nécessité absolue d'une durée de sommeil suffisante (en moyenne 8 heures par nuit pendant les études secondaires, avec de légères variantes selon les besoins de chacun) car c'est pendant le sommeil nocturne que les données acquises durant la journée sont triées, classées, enregistrées. Pendant le sommeil, le cerveau ne dort pas complètement, il reste en veilleuse et continue à travailler comme s'il rangeait dans une immense bibliothèque les livres utilisés dans la journée (ou, dans le disque dur d'un ordinateur, tous les fichiers que nous aurions laissés ouverts avant d'éteindre la machine). De plus, veiller trop tard vous empêche d'être en pleine forme le lendemain pour comprendre et assimiler au mieux les cours de la journée. C'est donc doublement du temps perdu. Et le temps perdu ne se rattrape jamais ou si difficilement …
Un petit conseil au passage qui, de plus, vous prouvera l'activité bienfaisante du cerveau pendant la nuit : avant de vous endormir, relisez un court texte (histoire, SVT, etc.) ou une question non résolue d'un problème mathématique, vous pourrez parfois être agréablement surpris de trouver tout cela beaucoup plus facile le lendemain matin. C'est que notre cerveau continue à travailler pour nous pendant la nuit et en utilisant d'autres circuits (en particulier ceux du cerveau droit, le cerveau de la synthèse et de l'intuition) que ceux qui ne fonctionnaient pas la veille et sur lesquels pourtant nous nous obstinions à vouloir rester.

AVANT LE COURS : Un cours, cela se prépare en le lisant au moins une fois la veille (ou encore le matin, si vous en avez le temps, soit à l'étude, soit dans le bus ou le métro). Cela vous permettra de mieux comprendre le cours du professeur, de reconnaître dans ce qu'il vous dit des idées et des mots qui vous seront déjà un peu familiers. Un peu comme si vous aviez déjà ouvert un nouveau fichier dans votre ordinateur central. Le cours vous paraîtra nettement moins difficile, vous pourrez y participer pleinement, poser des questions que vous aurez déjà en tête et l'apprendre ensuite sera vraiment plus facile. Une partie du travail de mémoire aura déjà été effectuée. Lire un cours avant le cours n'est pas du temps perdu, c'est du temps gagné.

PENDANT le COURS : Prenez des notes. Pendant que le professeur explique, tout paraît simple, vous pensez avoir tout compris. C'est le résultat de l'efficacité de notre mémoire superficielle, de notre mémoire immédiate. En réalité, le cerveau n'a souvent enregistré qu'une partie des données et pas toujours les plus importantes, celles qu'il faudra justement restituer lors d'un contrôle ou d'un examen. Donc, prenez des notes, surtout des définitions et de tout ce qui n'est pas dans les livres. Le professeur insiste visiblement sur certains points (cela se remarque au son de sa voix, à la façon dont il insiste sur telle ou telle partie de son cours, au fait qu'il juge utile d'écrire une phrase au tableau, de dessiner un croquis, etc.). C'est cela qu'il faut impérativement noter.
Ne jamais hésiter à poser une question : ce qui est évident pour les professeurs ne l'est pas forcément pour vous, Un seul mot d'explication du professeur suffit souvent à produire un petit déclic et à remettre votre cerveau sur la voie. N'ayez pas peur de ce que pourraient penser vos camarades en vous entendant poser une question : souvent, ils seront bien contents que vous ayez posé la question qu'eux-mêmes avaient aussi en tête en attendant que quelqu'un d'autre ose se lancer. Rappelez-vous ce théorème inspiré d'un proverbe chinois : CELUI QUI POSE UNE QUESTION POURRA PEUT-ÊTRE AVOIR L'AIR IDIOT PENDANT UNE MINUTE, MAIS CELUI QUI NE LA POSE PAS RESTERA IDIOT TOUTE SA VIE.

APRÈS LE COURS

C'est le soir même du cours, pendant que la mémoire récente est encore toute fraîche, qu'il faut rédiger soigneusement l'enseignement reçu pendant la journée. Les notes prises à la volée ne suffisent pas. Pire : plusieurs semaines ou plusieurs mois plus tard, elles sont parfois devenues totalement incompréhensibles car la mémoire récente a depuis longtemps disparu (ce type de mémoire s'efface au fur et à mesure que de nouvelles données, de nouveaux souvenirs viennent s'y superposer). La mémoire récente ne sert que pour ce qui est provisoire. Elle est donc fort utile le jour même. Quand vous écrirez sur le cahier de chaque matière votre cours en faisant une synthèse du livre et des notes que vous avez prises, vous aurez l'impression de réentendre ce cours et vous trouverez cela très facile. C'est déjà beaucoup plus difficile deux ou trois jours plus tard. D'autres souvenirs sont venus encombrer la mémoire récente et votre cours commence à devenir plus flou. LE FAIT D'ÉCRIRE, DE RÉDIGER AVEC SOIN VOTRE COURS, C'EST LE DÉBUT DU TRAVAIL DE MÉMOIRE. CELA FAIT TRAVAILLER LES YEUX, LE CERVEAU, LES MAINS, donc plusieurs types de mémoire.

DANS LES JOURS ET LES SEMAINES QUI SUIVENT

C'est alors qu'il faut vraiment apprendre en faisant appel à toutes les techniques de la mémoire (mémoire visuelle, mémoire auditive, mémoire par associations d'idées, moyens mnémotechniques, etc.). On peut additionner les différents types de mémoire.
Le fait de lire un cours peut donner l'illusion qu'on le sait. Pour s'assurer qu'il est vraiment assimilé, un seul moyen : le vérifier, Pour cela, prendre par exemple, un titre de paragraphe, cacher celui-ci avec une feuille blanche et écrire ce qu'on sait sur le sujet. Puis, le travail fini, comparer votre texte avec celui du livre ou du cahier. Écrire ce que vous aviez oublié. Et recommencez aussitôt en cachant à nouveau le texte et comparez une fois encore. Si les oublis ou les fautes persistent, faites une fiche sur le sujet avec uniquement ces oublis ou ces fautes car votre cerveau aura une fâcheuse tendance à récidiver et à trébucher toujours sur les mêmes écueils (rappelez-vous vos jeunes années : vous vous trompiez toujours sur le même mot ou vous aviez toujours un trou de mémoire en arrivant à tel ou tel passage d'une poésie, comme si vous aviez quelque part dans votre tête un CD rayé ou possédant un satané petit défaut. L'idée est donc de n'apprendre que ce que nous avons tendance à oublier systématiquement. Ne retenir que l'on croit impossible à retenir. Le reste, le facile, le cerveau le retrouvera toujours à travers le dédale de ses circuits.
Une leçon apprise une seule fois ne l'est pas encore définitivement. Il est nécessaire de rafraîchir sa mémoire de temps à autre en la relisant. Ce n'est parfois qu'au 5e, 6e, 7e passage dans les neurones et à travers les protéines mémoires que le message est enfin définitivement enregistré et souvent même à vie.



DANS LA JOIE

Travailler est un plaisir. Le plaisir d'apprendre, le plaisir de savoir, le plaisir de surmonter une difficulté (par exemple : résoudre un problème de mathématiques ou de physique alors qu'il paraissait difficile), le plaisir d'avoir de bonnes notes, le plaisir d'être toujours meilleur, le plaisir de se surpasser Tous ceux qui ont réussi leurs études et leur vie professionnelles vous le diront : sans un maximum de plaisir, ils n'auraient jamais pu accomplir leur trajectoire.
Vous avez tous testé qu'il vous est facile de retenir les paroles d'une chanson, les noms des acteurs d'un film (et même parfois, au mot près, des phrases entières, de celui-ci) alors que vous vous imaginiez avoir une mémoire très moyenne (voire pire). C'est que vous avez entendu la chanson ou vu le film avec beaucoup de plaisir. Le plaisir rend le cerveau totalement réceptif, totalement ouvert. C'est l'apprentissage sans fatigue, Inversement, si vous vous dites avant de commencer un travail : « Je n'aime pas ça » ou « C'est trop difficile », etc., vous fermez votre cerveau comme vous fermeriez votre estomac devant un plat que vous n'avez vraiment pas envie de manger. Il est donc inutile de tenter de travailler si vous commencez à le faire avec des idées négatives en tête.

POUR LIMITER LA FATIGUE

Variez les plaisirs en changeant de matière à étudier toutes les 45 minutes environ, même et surtout si vous aviez envie de continuer la matière en cours avec une belle énergie. Profitez donc de cette énergie pour vous lancer dans l'étude d'une nouvelle matière. En revenant bien évidemment plus tard sur la matière précédente pas encore terminée. Changer d'activité représente des vacances pour notre cerveau.
De courts breaks sont tout aussi possibles : en poursuivant, par exemple, pendant quelques minutes la lecture d'un livre, en allant vous laver les mains, vous rafraîchir le visage et boire un peu d'eau (l'eau neuve de nos cellules…), en faisant quelques exercices physiques, voire en marchant un petit km (= 10 minutes), etc. Ces breaks ne sont pas du temps perdu mais du temps gagné car, dans l'heure qui suivra, votre travail sera nettement plus rapide et plus efficace.
Si, malgré tous vos efforts, ça ne rentre plus et que vous avez la désagréable sensation de désapprendre ce que vous saviez déjà (cela arrive dans des périodes d'examen), offrez-vous une vraie pause-détente, plus ou moins longue selon votre état de surmenage, dû peut-être aussi à une alimentation déséquilibrée ou à un manque de sommeil.
N'attendez jamais la dernière minute pour faire un travail. Car, à la dernière minute, vous ne serez peut-être plus en super forme (mal de tête, début de grippe) ou c'est alors qu'un imprévu surviendra (style une perceuse vous vrillant les tympans pendant deux heures, ou la voisine en pleurs criant : « Le petit chat est mort » et qu'il faut bien quelque peu consoler alors qu'un devoir de maths n'attend plus que vous pour trouver une solution ou que vous avez devant vous la joyeuse perspective d'une dissertation de français ou de philo à terminer, voire à commencer alors qu'il est onze heures du soir).

Dr Jean-Marie Thiébaud
Séoul, le 27 septembre 2005

P.S. : La deuxième partie s'intitulera : COMMENT METTRE TOUTES LES CHANCES DE SON CÔTÉ POUR RÉUSSIR UN EXAMEN.




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